Début Societe Procès en appel de la condamnation de dirigeants d’Ikea France pour espionnage

Procès en appel de la condamnation de dirigeants d’Ikea France pour espionnage

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Ikea France, qui a été condamné à une amende de 1 million d’euros en 2021 pour avoir espionné des centaines de salariés, n’a pas contesté le verdict et ne sera donc plus jugé lors du procès en appel qui s’ouvre mercredi à Versailles.

La branche française du groupe de meubles a été reconnue coupable de l’utilisation abusive de données personnelles en mars de l’année dernière, mais plusieurs anciens dirigeants de l’entreprise ont fait appel de leur condamnation. Outre l’ancien directeur Jean-Louis Baillot, condamné à deux ans de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende, l’ancien directeur financier et administratif Dariusz Ruchert et l’ancienne directrice adjointe Sylvie Weber sont impliqués. Les deux derniers ont été condamnés à un an de prison avec une amende de 10 000 euros.

La majorité des quelque 120 parties civiles, dont des salariés et des syndicats, ont obtenu une indemnisation d’environ 1 000 à 10 000 euros chacune. « Seules trois ou quatre parties civiles ont fait appel” de ces dommages et intérêts, a déclaré l’avocat d’Ikea France, Emmanuel Daoud, ce qui revient à “95% d’entre elles sont juridiquement satisfaites”.

La justice française a accusé Ikea de gérer un “système d’espionnage” en France. Par exemple, des détectives privés et des policiers auraient été appelés pour recueillir des données privées sur les employés et les candidats. De plus, les agents auraient transmis des informations confidentielles à l’entreprise. Parfois, de faux employés étaient également utilisés pour préparer des rapports sur le personnel.

Le problème est apparu en 2012. Des documents judiciaires montraient auparavant que l’entreprise dépensait 600 000 euros par an en détectives privés. Ils devaient découvrir, par exemple, comment les employés pouvaient se permettre des voitures neuves coûteuses, ou comment un employé qui était répertorié comme exemplaire pouvait se transformer en “dormeur”.

Le tribunal a requis une amende de 2 millions d’euros, soit plus de la moitié du montant maximum autorisé par la loi française. En outre, une peine de prison a été requise contre l’ancien directeur.

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