Début Societe Cinéma L’ubérisation selon Ken Loach

Cinéma L’ubérisation selon Ken Loach

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« Tu ne travailles pas pour nous, tu travailles avec nous », assure le responsable d’une plate-forme de livraison à Ricky. Le postulant, séduit, va vite faire l’expérience de la liberté annoncée. Une infernale arnaque que décrit dans le détail Ken Loach dans son dernier film, Sorry we missed you, titre qui reprend le mot laissé par le livreur en cas d’absence du destinataire.

Dans « Sorry we missed you » (en référence au petit mot laissé par les coursiers quand ils ne parviennent pas à livrer un colis), on suit le destin de Ricky (Kris Hitchen), père de famille de la banlieue ouvrière de Newcastle, au nord-est de l’Angleterre. Après la faillite de son entreprise pendant la crise des subprimes, le quadragénaire, qui a enchaîné les petits boulots, rêve de devenir son propre patron et ainsi offrir un pavillon à sa famille. Sur les conseils d’un ami, il devient chauffeur-livreur à son compte.

« Ceci n’est pas un entretien d’embauche car tu ne travailles pas pour nous mais avec nous. Ici, il n’y a pas de salaires, ni de contrat de travail. Tu ne pointes pas mais tu te rends disponible pour nous. Tu es maître de ton destin, c’est ton choix. » Le message du chef du dépôt, qui va devenir son bourreau, semble ouvrir la voie de la liberté.

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