Début Economie Quelle honte: la France n’a plus de moutarde, car tout est importé de Russie et d’Ukraine (et ils sont un peu occupés en ce moment)

Quelle honte: la France n’a plus de moutarde, car tout est importé de Russie et d’Ukraine (et ils sont un peu occupés en ce moment)

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En France, ils le savaient depuis un moment, mais maintenant les touristes néerlandais s’y heurtent également: où est la moutarde?

« Qu’est-ce qui ne va pas avec la moutarde? A-t-il été rationné?’, appt un touriste hollandais près de Nancy. Poser la question, c’est lui répondre, car dans le supermarché local, il y a un panneau indiquant que l’on peut prendre au maximum deux pots de la célèbre moutarde de Dijon, un produit de Bourgogne mais un assaisonnement national pour de nombreux Français.

Tout cela a à voir avec une confluence malheureuse de circonstances. Tout d’abord, parce que la fameuse moutarde de Dijon est composée principalement d’ingrédients qui ne proviennent plus de l’environnement. Autrefois, toutes les graines de moutarde brune provenaient de Bourgogne, qui déjà au XIIIe siècle avait le monopole de l’assaisonnement autrefois inventé par les anciens Chinois. Mais la production bourguignonne s’est progressivement déplacée à l’étranger, à mesure que d’autres cultures rapportaient plus d’argent.

Depuis plusieurs années, la région de cocooning culinaire avait pourtant repris la production locale, mais des pluies abondantes ont ruiné la dernière récolte.

Il y avait beaucoup plus d’adversité en plus de cela. Le changement climatique, la guerre en Ukraine, les problèmes d’approvisionnement dus à la pandémie de corona et les coûts toujours croissants ont maintenant amené de nombreux fabricants de moutarde français à s’asseoir sur des graines noires. Ou plutôt, il aimerait s’asseoir dessus, mais il y a actuellement très peu de graines de moutarde disponibles.

En raison de la sécheresse prolongée dans les provinces canadiennes de l’Alberta et de la Saskatchewan (80 pour cent des importations françaises de graines de moutarde proviennent du Canada), la dernière récolte a été médiocre. Près de 30 pour cent de moins que l’année précédente, selon le ministère canadien de l’Agriculture. L’Ukraine et la Russie pourraient ajouter à ce manque à gagner, mais ces pays viennent d’être impliqués dans une guerre, y compris des blocus de produits agricoles et des sanctions économiques.

En France, c’est dur. Là, la moutarde n’est pas seulement un pot de graines de graines de moutarde moulues, de vinaigre, d’eau, de sel plus quelques herbes et épices. La maltarde fait partie de la culture culinaire française, tout comme la baguette (encore plus chère en raison des pénuries de céréales causées par la guerre en Ukraine) et le foie gras (dont la production est en proie à la grippe aviaire).

Là où nous, les Néerlandais, disons que-lorsque nous sommes très en colère-notre sang commence à bouillir, dans l’expression française similaire « la moutarde monte au nez » (la moutarde qui monte au nez). Et tout comme en Belgique, ils mangent généralement de la mayonnaise ou du ketchup avec les frites, en France, ils mangent souvent de la moutarde avec tout et n’importe quoi.
Astuce commerciale élaborée

Bien sûr, les consommateurs français sceptiques ne se contentent pas de l’excuse du changement climatique et de la guerre. Des histoires de penseurs conspirationnistes circulent depuis longtemps sur les réseaux sociaux qui savent que la soi-disant rareté est une ruse commerciale des supermarchés pour rendre leur moutarde plus chère. Carrefour, l’une des plus grandes chaînes de supermarchés du pays, a dû sérieusement le nier. Intermarché, un autre grand supermarché, explique aux clients du magasin avec insistance à travers des pancartes que tout est vraiment dû à la guerre et à la sécheresse au Canada.

Selon les experts, les graines ukrainiennes alternatives ne sont de toute façon pas faites pour les papilles gustatives françaises exigeantes. La moutarde qui en est faite est généralement considérée par les Français comme beaucoup trop fade – les Allemands, en revanche, en raffolent, sait le New York Times, qui traite également de la question.

Pendant ce temps, les fabricants français ne savent plus où se procurer la moutarde. Cette année, une tonne de graines de moutarde coûterait 1 500 euros, soit deux fois plus cher qu’il y a deux ans. L’Inde produit également des graines de moutarde brune, mais elles ne donnent pas la texture et le goût souhaités de la moutarde comme les graines canadiennes.

Les prix d’achat auraient même quintuplé ces dernières semaines. Aux Pays-Bas – où nous répandons principalement de la moutarde sur les croquettes et les boules amères-il n’y a toujours aucun signe de pénurie: il existe différentes alternatives à la vraie moutarde de Dijon au supermarché.

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