Les coûts des collectivités territoriales augmentent, l’inflation galope, mais les recettes, elles, diminuent, alors que les élus tirent la sonnette d’alarme depuis plus d’un an.
Avec d’une part une inflation à 7% et même plus selon les secteurs (restauration, énergie, etc.) et une Dotation Globale de Fonctionnement (dite DGF, dotation versée par l’Etat aux communes chaque année) au rabais d’autre part, les élus ne s’y retrouvent plus dans leur budget. Compte tenu des coûts qui ont doublé voire triplé, et des factures énergétiques envolées jusqu’à 20 fois leur prix de l’année précédente, les élus se trouvent aujourd’hui contraints de devoir choisir entre augmenter les impôts locaux ou bien diminuer les services à la population.
Pour le peu d’impôts dont ils ont encore le contrôle depuis la suppression de la taxe d’habitation, il ne reste plus que la taxe foncière et quelques autres recettes à la marge. Lorsqu’on voit les réactions des habitants comme à Paris quand les taxes augmentent, on comprend tout de suite que ce sont en réalité soit les services, soit les investissements qui servent de véritable variable d’ajustement.