Début Economie Brexit : Theresa May demande un nouveau report, Emmanuel Macron hausse le ton

Brexit : Theresa May demande un nouveau report, Emmanuel Macron hausse le ton

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La Première ministre britannique Theresa May a annoncé mardi vouloir réclamer aux dirigeants européens un nouveau report du Brexit. Au même moment, lors d’une rencontre avec le Premier ministre irlandais, Emmanuel Macron a dit son refus que l’Union européenne soit « durablement otage » de la crise politique au Royaume-Uni.

Nouvel échec au Parlement britannique, nouvelle réunion de crise et nouveau rebondissement. Au lendemain du rejet, par les députés britanniques, des quatre alternative proposées à l’accord de Brexit du gouvernement, la Première ministre Theresa May a annoncé mardi soir vouloir réclamer aux dirigeants européens un nouveau report du Brexit, « aussi court que possible » et qui prendra fin lorsque les parlementaires auront adopté un texte. Pour ce faire, la responsable conservatrice a, pour la première fois, demandé au leader de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn de venir « s’asseoir » avec elle « pour essayer de trouver un plan » qui pourra franchir l’étape du Parlement. Dans un communiqué, l’opposant a indiqué qu’il acceptait de rencontrer la Première ministre, notant : « Nous reconnaissons qu’elle a fait un pas [vers nous]. »

La sortie du Royaume-Uni de l’UE devait avoir lieu le 29 mars avant que Theresa May n’obtienne, lors du sommet européen des 21 et 22 mars, un report jusqu’au 12 avril au plus tôt, si l’accord de divorce n’était pas adopté, et jusqu’au 22 mai s’il l’était.

« Nous aurons besoin d’une nouvelle extension de l’Article 50 [du Traité de Lisbonne, dont l’activation a déclenché la procédure de sortie de l’UE le 29 mars 2017, NDLR], aussi courte que possible » pour éviter une sortie sans accord, a déclaré mardi soir la Première ministre dans sa courte allocution au 10 Downing Street à l’issue d’un conseil des ministres marathon de sept heures.

Macron lance un avertissement à une semaine du conseil européen extraordinaire
Au moment même de cette déclaration, Emmanuel Macron tenait une conférence de presse commune avec le Premier ministre irlandais Leo Varadkar. Et le président français s’est montré très ferme envers les Britanniques. « Notre priorité, ce doit être le bon fonctionnement de l’Union européenne et du marché unique. L’Union européenne ne peut être durablement l’otage de la résolution d’une crise politique au Royaume-Uni », a insisté le chef de l’Etat.

A une semaine d’un conseil européen exceptionnel, le 10 avril, le président français a aussi promis que la France et l’Europe « n’abandonneront jamais, quoi qu’il arrive, l’Irlande et les Irlandais », soulignant « l’extraordinaire difficulté que poserait à l’Irlande » un Brexit sans accord.

L’Irlande ne veut pas devenir « la porte de derrière » permettant d’accéder au marché européen en cas de « no deal » entre Londres et l’Union européenne, a averti de son côté Leo Varadkar après son entretien avec Emmanuel Macron.

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