Début Economie Algérie : les manifestants expriment en masse leur rejet du régime tout entier

Algérie : les manifestants expriment en masse leur rejet du régime tout entier

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Les Algériens sont une nouvelle fois descendus en masse dans les rues du pays pour rejeter le régime tout entier après la proposition du chef d’état-major d’écarter le président Abdelaziz Bouteflika.

Pour le sixième vendredi consécutif, les Algériens ont montré leur détermination face au régime en descendant en masse dans les rues de la capitale et du reste de l’Algérie. En l’absence de chiffres officiels, la mobilisation apparaissait très forte à Alger, et sensiblement similaire à celles des trois semaines précédentes, jugées exceptionnelles par les analystes et les observateurs. La foule scandait notamment « le peuple veut que vous partiez tous! » en réponse à la proposition du chef d’état-major d’écarter le président Abdelaziz Bouteflika.

Mardi, le général Gaïd Salah, personnage clé du pouvoir, avait ainsi proposé la mise en oeuvre de mécanismes constitutionnels pour écarter le chef de l’Etat, dont il était un fidèle indéfectible depuis qu’il l’avait nommé en 2004 chef d’état-major de l’armée. Il a entraîné dans son sillage nombre d’alliés du camp présidentiel.

Le possible départ de Bouteflika ne suffit pas aux manifestants
Durant la semaine, Ahmed Ouyahia – encore Premier ministre il y a moins d’un mois – et son Rassemblement national démocratique (RND), pilier de la majorité présidentielle au côté du FLN, ont lâché sans scrupule Abdelaziz Bouteflika. Et Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de la principale centrale syndicale, l’UGTA, forte de millions d’adhérents, a fait de même. Seul le FLN n’a pas encore déserté, mais les dissidences s’y font de plus en plus entendre.

Mais les manifestants interrogés par l’AFP disent vendredi souhaiter le départ de l’ensemble du régime et pas seulement celui – qui n’est toujours pas acquis – du chef de l’Etat. « Bouteflika tu partiras, emmène Gaïd Salah avec toi! », scandent les manifestants à Alger, ou « FLN dégage », en référence au Front de libération nationale, formation du président Bouteflika et ancien parti unique qui domine la vie politique depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962. Les cortèges se sont dispersés, sans incident signalé, en fin d’après-midi.

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