Début Societe L’horloge aux Guignols va enfin prendre ses quartiers dans le Vieux-Lyon

L’horloge aux Guignols va enfin prendre ses quartiers dans le Vieux-Lyon

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L’entrée du Musée Gadagne, dans le quartier Saint-Jean, sera bientôt placée sous le signe des automates de la vieille horloge Charvet. Ce n’est plus qu’une histoire de quelques mois avant qu’elle ne quitte la rue de la Poulaillerie (2e), promet l’adjoint au Patrimoine.

Elle ne fonctionne plus depuis un moment déjà. L’horloger qui s’occupait d’elle a fermé il y a quinze ans. Et personne n’a repris le flambeau. Au 8 rue de la Poullaillerie, au cœur du 2e arrondissement, la vieille Horloge Charvet, que l’on appelle l’horloge aux Guignols, patiente dans son jus.

Elle est là depuis 1852, œuvre de l’horloger Charvet. Et ses automates de cuivre rouge et de bois, qui se mettaient en mouvement quand l’heure venait, s’interrogent toujours sur le sort qui leur sera réservé. Immobiles et poussiéreux, Guignol, Gnafron, Polichinelle et Arlequin vont bientôt être fixés. Et changer de paysage. L’horloge déménage, enfin, au musée Gadagne, dans le quartier Saint-Jean.

HAUT LIEU DE L’HISTOIRE DE LYON ET DE GUIGNOL

«Ce sera fait dans l’année 2020», assure Jean-Dominique Durand, l’adjoint au Patrimoine, qui clôt ainsi un dossier qui jusque-là avait des airs d’Arlésienne… Lors du prochain conseil municipal, les élus vont en effet voter le lancement d’une étude pour installer cette horloge monumentale (haute de 7 mètres et large de 2,20 mètres) sur le mur pignon de l’Hôtel de Gadagne.

Haut lieu de l’histoire de Lyon et de Guignol, le site, classé aux Monuments historiques, était tout désigné, les automates de l’horloge faisant parfaitement écho aux automates, présentés en grand nombre au musée.

« L’affaire a traîné en longueur »

Il dit : « C’est une satisfaction. » Elle est à la hauteur du temps et de l’engagement qui ont été nécessaires pour faire aboutir l’opération. Plus de 10 ans. Et une ténacité qui dit tout de l’attachement des Lyonnais pour cet élément du patrimoine qu’ils considèrent comme le leur. «Elle témoigne de l’activité horlogère lyonnaise, pas si connue que ça», affirme encore Jean-Dominique Durand.

En 2012, lorsque la ville de Lyon avait racheté l’horloge Charvet pour 100 000 euros à la société Fortune qui détenait la bijouterie dont le mécanisme ornait le côté de la devanture, on pensait que cela irait plus vite. Que le plus dur était fait. Il avait fallu bien des atermoiements déjà, une vente aux enchères stoppée, plusieurs péripéties judiciaires, un passage devant les tribunaux pour que les choses se concrétisent et que l’horloge revienne dans l’escarcelle de la Ville.

La chose avait encore pris son temps. Cinq ans plus tard, la ville qui avait déjà dans l’idée de déplacer l’horloge en un lieu plus pertinent, avait lancé un appel à la concurrence pour vérifier la faisabilité de ce déplacement, de la remise en marche de l’horloge et en évaluer le coût.

« Mais l’affaire a traîné en longueur », résume aujourd’hui l’adjoint en charge du Patrimoine. C’est désormais de l’histoire ancienne. Les services de la direction régionale des affaires culturelles ont en effet émis un avis favorable à ce projet suite à la remise en octobre 2018 d’une étude de faisabilité réalisée par un architecte de patrimoine. « Il fallait convaincre les Architectes des Bâtiments de France de quitter la rue de la Poullaillerie car ce n’était pas possible de la restaurer sur place. On va pouvoir le faire. »

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