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Castaner photographié en discothèque : pourquoi cela pose problème

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Photographié en discothèque au soir de l’acte 17 des Gilets jaunes, samedi à Paris, Christophe Castaner a tenté de mettre fin à la polémique vendredi.

Il fait la une de deux magazines people. Voici et Closer ont publié vendredi des photos de Christophe Castaner embrassant une jeune femme lors d’une soirée dans une discothèque parisienne, dans la nuit de samedi à dimanche, après la 17e journée de mobilisation des Gilets jaunes. Interrogé vendredi matin, le Premier ministre Edouard Philippe a refusé de commenter cette affaire qui relève selon lui de la « vie privée » de son ministre de l’Intérieur. Christophe Castaner a affirmé quant à lui qu’il n’y avait « pas de polémique ». Pour autant, cette virée en boite de nuit interroge. Voici pourquoi.

1 – Cela pose des questions sur sa sécurité
La première question que pose cette soirée du ministre de l’Intérieur est celle de sa sécurité. Closer affirme en effet que Christophe Castaner était « non accompagné ». Selon Voici, « le ministre a laissé ses deux officiers de sécurité à la porte du restaurant » pour « plus de discrétion ».

En déplacement à Saint-Astier (Dordogne), vendredi, Christophe Castaner a balayé ces critiques. « Il n’y a pas de polémique, ma sécurité est toujours assurée. Mais nous étions dans un lieu privé, un restaurant, et elle sait se faire efficace et discrète », a-t-il fait savoir.

2 – Cela fait mauvais genre dans le contexte des Gilets jaunes
Autre problématique soulevée par ces révélations de Closer et Voici : le contexte de cette virée en discothèque, au soir d’un nouveau rassemblement des Gilets jaunes à Paris et alors que les forces de l’ordre étaient mobilisées toute la journée. « Etre ministre de l’Intérieur, c’est l’être 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 », s’est défendu Christophe Castaner, « mais cela ne m’empêche pas de répondre à une invitation à un anniversaire dans un restaurant, et de pouvoir m’y rendre librement ».

Dans les groupes Facebook de Gilets jaunes, les critiques n’ont pas tardé à fuser. « Ben alors Monsieur Castaner », a raillé Eric Drouet en partageant un article sur le sujet dans son groupe « La France en colère!!! ». Une autre figure du mouvement, Maxime Nicolle, a aussi profité de la situation pour s’en prendre au ministre de l’Intérieur, déjà très impopulaire au sein du mouvement : « Monsieur Castaner fait bien la fête quand son peuple crève la dalle », a-t-il écrit.

3 – Cela fragilise son autorité
Christophe Castaner fait aussi l’objet de critiques au sein même de la police, ce qui est plus problématique. « C’est une faute professionnelle quand vous êtes premier flic de France. Samedi, on demandait aux policiers et aux gendarmes une mobilisation sans précédent sur les Gilets jaunes et nous allons être la risée de tous! », s’est indigné un responsable policier dans Le Parisien.

« Ce qui compte, c’est la capacité du ministre à être dans la totalité de l’exercice de ses fonctions. C’est mon cas, 7 jours sur 7, 24h sur 24h », s’est défendu Christophe Castaner vendredi. Suffisant pour faire passer la polémique? « Les syndicats ne bougeront pas, à part peut-être certains minoritaires. Mais c’est une vraie connerie. Difficile d’être crédible et audible après », a commenté un autre syndicaliste auprès du Parisien.

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