Début Economie SAM : le gouvernement trahit les intérêts économiques de la Nation

SAM : le gouvernement trahit les intérêts économiques de la Nation

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Le rassemblement de mercredi 1er décembre à 11h30 devant la SAM doit marquer la solidarité du peuple avec les salarié·es de la SAM. Comme régulièrement depuis près d’un an, Manuel Bompard, député européen et directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon sera présent aux côtés des salarié·es.

Le tribunal de commerce de Toulouse a prononcé la cessation immédiate d’activité de la fonderie SAM.

Cette décision est humainement inacceptable car elle condamne 333 salarié·es et un territoire, le bassin de Decazeville, déjà meurtri par le déclin industriel et la fermeture récente de sa maternité. Rappelons qu’un emploi supprimé dans l’industrie c’est 3 emplois indirects perdus. Des familles entières se retrouvent totalement démunies face à cette maltraitance sociale.

Cette décision est aussi irresponsable car elle refuse tout délai pour trouver une solution de reprise et va à l’encontre des engagements de Renault qui prévoyaient pourtant de maintenir les commandes à la SAM au moins jusqu’au 31 mars 2022.

Cette décision illustre surtout le jeu de bonneteau auquel se sont livrés le gouvernement et les parlementaires LREM. Le gouvernement s’était en effet engagé à soutenir, à hauteur de 8 millions de garanties, le projet de reprise de Monsieur Bellity, et à convaincre Renault de l’accompagner. Une fois le refus de Renault prononcé, le gouvernement a déclaré, par la voix de Bruno Le Maire, que ce projet, pourtant soutenu, par l’état n’était en réalité pas crédible ! Qui gouverne dans ce pays ? Renault ou le gouvernement ?

Cette volte-face du gouvernement est une trahison au plus au sommet de l’Etat des intérêts économiques de la Nation. Renault a en effet bénéficié d’un prêt garanti par l’Etat 5 milliards d’euros. Le président de la République a annoncé ces derniers jours 2,5 milliards supplémentaires en soutien à la filière automobile. L’état est également actionnaire de Renault. Il était donc tout à fait possible d’obtenir de Renault le maintien de ses commandes auprès de la SAM.

Au lieu de cela, le gouvernement se rend complice de la décision de Renault d’éliminer son sous-traitant français, soi-disant « pas assez compétitif », pour faire fabriquer les produits SAM en Roumanie, en Espagne ou en Turquie.

La France insoumise exprime sa totale solidarité aux salarié·es, aux populations et aux élu·es du territoire. Leur combat est admirable et digne. Nous sommes à leurs côtés pour exiger que Renault et l’État respectent leurs engagements initiaux sur le maintien de 250 emplois et de 40 millions de chiffre d’affaires.

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